ShareThis

29 juillet 2016

Lady Snowblood [Kazuo Kamimura et Kazuo Koike]

Les auteurs : Kazuo Kamimura est un dessinateur de manga né en mars 1940 et mort en janvier 1986, surnommé le peintre de l'ère Shōwa. Il a produit entre 1972 et 1974 Shurayuki-hime avec Kazuo Koike, scénariste japonais, né en mai 1938.

L'histoire : Vers 1870, le Japon institue ce qui sera alors considéré comme un « impôt sur la mort », à savoir la conscription de tous les hommes valides pour créer une armée puissante, symbole des nations fortes. Face à la rébellion généralisée, les autorités japonaises envoient dans les villages des recruteurs habillés de blanc. Cette couleur devient alors symbole de mort et provoque des insurrections paysannes. C’est dans ce contexte que l’époux et le fils de Sayo sont assassinés et la jeune femme emprisonnée. Par vengeance, elle décide de concevoir et donner naissance à un enfant qui deviendra son bras vengeur. Malheureusement, elle décèdera en couches en donnant la vie à… une fille : Yuki.

Éduquée par un grand maître du sabre, Yuki suivra sa destinée et deviendra Lady Snowblood, une redoutable tueuse professionnelle dont le charme sera aussi dangereux que le sabre !

Mon avis : Voici un manga sur lequel je suis tombée totalement par hasard dans mes recherches à la bibliothèque. À la lecture des premières planches, j'ai vite trouvé le lien avec le film de Tarantino et n'est donc pas été surprise de découvrir que le réalisateur s'en était largement inspiré. On retrouve le même personnage féminin à sang froid, pétri de vengeance, construit dans ce but et qui ne tient que pour ça.

Le scénario est construit par petites histoires correspondant à chaque chapitre. Le volume étant assez gros, il faut un certain temps avant de voir réellement se dessiner le destin de la petite Yuki et sa transformation en Lady Snowblood. Entre deux missions qui montrent l'étendue de son savoir-faire, le voile se lève sur l'éducation qu'elle a reçu et qui lui a permis de construire sa légende. Entraînée, fine, intelligente, elle n'hésite pas à se servir de sa beauté pour atteindre ses objectifs, ce qui donne des dessins tendant parfois vers l'érotisme, chose assez étrange pour les années 70.

Le dessin n'est pas du tout daté, les personnages très expressifs et une grosse part est laissé à cette expression par le peu de dialogues.

Lady Snowblood volume 1, pages 446-447

J'ai cru à un moment me lasser de quelques longueurs mais, en tournant les dernières pages, j'ai eu vraiment envie de récupérer les deux tomes suivants pour prolonger l'ambiance dans lequel ce manga m'a plongée, celle de l'ère Meiji, à la fin du XIXe siècle, où se mêle tradition, nationalisme et attirance pour le capitalisme et l'ouverture vers l'occident.

Je suis donc très vite retournée à la bibliothèque chercher les deux autres tomes. Le deuxième est exactement dans la même veine, très agréable. Le troisième m'a laissée un peu plus circonspecte, dans la mesure où les auteurs tentent de rattacher l'histoire de Lady Snowblood à des événements historiques du Japon. On y voit la montée de l'impérialisme nippon et la chasse aux occidentaux et à toute personne faisant alliance avec eux. Si le côté historique est très intéressant, j'ai trouvé que ça gâchait le côté "légende" de notre héroïne. À trop vouloir dire ce qu'elle peut devenir une fois sa vengeance et son destin accomplis, elle perd de son aura.

Lady Snowblood, tome 1 : vengeance sanglante,
Lady Snowblood, tome 2 : qui sème le vent récolte la tempête,
Lady Snowblood, tome 3 : épilogue, de Kazuo Kamimura et Kazuo Koike
Kana
Novembre 2007

27 juillet 2016

Amsterdam #1

Depuis le temps que je souhaitais visiter Amsterdam ! Voici chose faite et ce fut un vrai plaisir. Je vous propose donc, le temps de quelques billets, de vous présenter la ville, qui est bien la capitale des Pays-Bas même si le gouvernement est à La Haye. Amsterdam est dans la province de Hollande du Nord et la ville elle-même compte environ 800 000 habitants, sans sa périphérie.

Écusson héraldique de la ville d'Amsterdam

La première chose qui frappe le visiteur, ce sont ces canaux et tous les ponts qui permettent aux piétons et aux vélos de passer et de circuler librement dans la ville. Pour avoir visiter Venise l'année dernière (il faudrait d'ailleurs que je vous en parle !), Amsterdam mérite tout à fait son surnom de Venise du Nord. D'autant qu'il s'agit d'une ville marchande, comme le prouve ces maisons hautes (pour éviter de payer trop d'impôts, calculés sur la surface au sol) avec une façade penchée qui permettait et permet encore grâce à la poulie tout en haut de charger les marchandises.




Les vélos donc, sont partout ! Je m'attendais à en voir beaucoup mais pas au point que ce soit un vrai calvaire pour les piétons : on se fait "dingdonguer" en permanence ! Impossible de flâner le nez en l'air en toute sécurité ! Et donc de profiter pleinement par exemple du street-art qu'on peut croiser.







Amsterdam est composée de différents quartiers. Difficile en à peine trois jours de tout faire, surtout si on veut vraiment profiter et prendre son temps. Nous nous sommes donc contenter du centre, de Jordaan et du quartier des musées. Jordaan est sympathique, très bobo : les maisons sont petites mais charmantes, très urbaines car sans jardin. On y trouve un chouette marché le samedi matin qui permet de se mêler à la population locale et de goûter les fameux fromages. Très visuels certes, mais pas très gouteux pour un Français habitué à peut être plus de variété d'arômes, sans adjonction d'épices.




En parlant de produits locaux, on peut voir à l'entrée du quartier Pipj le musée Heineken. Comme plus rien n'est brassé sur place, nous ne l'avons pas visité. J'ai par contre pu gouter un Chocomel, boisson au lait (sorte de Candy up) produite dans le pays.




À noter la difficulté pour le repas du soir : tout est pris d’assaut, voire réservé. Le touriste se retrouvera bien embêté le soir de son arrivée et prend vite l'habitude de réserver lui aussi pour les autres diners. D'autant que les Amstellodamois mangent tôt, dès 18h.

La nuit, la ville est très animée. Bien sûr, même si on ne cautionne pas, impossible d'échapper au Quartier rouge. Pas de photo, c'est interdit. Et les dames dans les devantures vous le font bien comprendre si par malheur elles pensent que vous êtes en train de les photographier. Si les éclairages tout de rouge des façades sont assez amusants, il se dégage tout de même un aspect glauque de ces quelques rues qui met vite mal à l'aise. À côté de la vieille église, on trouve cette statue, Belle, en hommage aux prostituées, érigée par le PIC, le Centre d'Information sur la Prostitution.

25 juillet 2016

Le dernier pape [Luis Miguel Rocha]

L'auteur : Luis Miguel Rocha est un auteur portugais né en février 1976 et mort en mars 2015. Le dernier pape est le premier tome d'une série de quatre policiers qui se déroulent dans les couloirs du Vatican.

L'histoire : 29 septembre 1978 : le pape Jean-Paul Ier est retrouvé mort dans son lit, trente-trois jours après son élection. Officiellement, il a succombé à un infarctus. Le secrétaire général du Vatican empêche toute autopsie et précipite l'embaumement du corps...

Londres, 2006 : la jeune journaliste portugaise Sarah Monteiro trouve dans son courrier une étrange liste de noms. Quelques minutes plus tard, elle échappe de justesse à une tentative d'assassinat grâce à l'intervention d'un certain Rafael.

De  l'Angleterre au Portugal, des États-Unis au Vatican, Sarah et Rafael se retrouvent confrontés à une mystérieuse organisation prête à tout pour les éliminer : quels secrets cherche-t-elle à protéger ?

Mon avis : La quatrième de couverture de ce roman promettait une intrigue au cœur du Vatican. Voilà qui promettait un page-turner digne du Da Vinci Code.Cela faisait longtemps que je n'en avais pas lu, alors pourquoi pas ?

Reconnaissons à Luis Miguel Rocha un vrai travail impressionnant de documentation. Le lecteur est plongé et habilement guidé dans les méandres d'un complot qui a mené à l'assassinat du pape Jean-Paul Ier. Entre la CIA, la loge maçonnique P2, les hauts dignitaires étatiques et ecclésiastiques, tout est réuni pour un policier ésotérique bien ficelé. L'auteur mêle intelligemment les faits historiques que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir et des éléments narratifs de son invention. J'ai suivi avec beaucoup de plaisir les explications et les flashbacks historiques.

Par contre, j'ai été beaucoup moins convaincue par les personnages, totalement laissés de côté. Aucune description physique ou psychologique. Rafael garde son mystère jusqu'aux dernières pages, Sarah passe bizarrement de cruche à experte en manipulation face à des maîtres espions... Bref, un manque cruel de réalisme à ce niveau là qui pourrait gâcher le plaisir. À ce niveau-là, la comparaison avec le Da Vinci Code n'est donc pas volée et je souhaite à ce roman la même destinée.

Le style de l'auteur est lui assez étonnant. Il ne cherche pas justement à provoquer l'identification du lecteur avec ses personnages. Il intervient régulièrement dans la narration, comme pour le tenir à distance. Cette prise de recul est accentuée par les explications régulièrement apportées, qui laissent au final ce qu'il faut de place à l'action. Car il ne s'agit pas ici d'un récit à la James Bond, même si les espions sont là. Et encore plus quand on lit les toutes dernières pages, révélant un Deus ex machina qui ouvre sur les futurs opus.

En bref, si j'ai apprécié ma lecture je ne suis pas totalement convaincue.

Le dernier pape, de Luis Miguel Rocha
Traduit par Vincent Gorse
Folio
Mai 2016

22 juillet 2016

Le bleu est une couleur chaude [Julie Maroh]

L'auteur : Née en 1985 à Lens, Julie Maroh est auteur de bandes dessinées. Elle a obtenu avec Le bleu est une couleur chaude le Prix du Public au Festival d'Angoulême 2011, qui sera adapté au cinéma par Abdelatif Kechiche sous le titre La Vie d'Adèle (Palme d'Or au festival de Cannes 2013).

L'histoire : La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d'affronter le regard des autres.

Mon avis : Cette bande dessinée, je l'ai vu longtemps sur la blogosphère. Avec des avis assez largement positifs. Puis elle a été adaptée au cinéma par Abdellatif Kechiche. Le sujet ne m'inspirait pas plus que cela. Mais j'ai tout de même été intriguée par tout le tapage médiatique. Alors j'ai vu le film. Mouais. Et puis je suis tombée sur cet album à la bibliothèque et j'ai saisi l'occasion de découvrir l'origine de cette histoire.

Première chose : graphiquement, c'est assez réussi. Classique, pas forcément très original (après tout, la touche unique de couleur dans des planches en noir et blanc, Yslaire fait la même chose avec Sambre), mais ça fonctionne bien et ça se regarde sans déplaisir. Peut être bête à dire, mais ce n'est pas toujours le cas de certains albums que je lis.

Quant à l'histoire, ce qui frappe, c'est surtout qu'il n'y a aucun jugement. Tout est narré en toute innocence, celle de Clémentine qui se découvre, s'apprend et se confronte aux regards des autres, jeunes et adultes si prompts à mettre les gens dans des petites cases. Là où cette jeune fille s'ouvre à l'amour après un simple regard qui va la chambouler. Elle va analyser, essayer de comprendre ce qui peut à se point l'émouvoir. Avant d'oser puis d'assumer contre tous ceux qui restent enfermés dans leurs préjugés. Pourtant, Julie Maroh n'accuse pas la société pour autant, elle pointe juste du doigt la difficulté d'aimer pour certains de ses membres.

Au final, il y a peu de dialogues pour raconter cet amour. Mais beaucoup de regards et de pensées mis en images. Pour révéler les sentiments au plus profond de l'âme humaine. Et en faire naturellement un plaidoyer pour plus de droits. Un sujet délicat joliment abordé, peut être trop. Il m'aura manquer un réel engagement peut être pour être totalement convaincue.

Le bleu est une couleur chaude, planche
Le bleu est une couleur chaude, de Julie Maroh
Glénat
Mars 2010

20 juillet 2016

Kaysersberg

Kaysersberg, place de l'église

Kaysersberg est un des nombreux petits villages alsaciens qui ont un charme fou. On y croise des maisons à colombages colorées et, aux beaux jours, elles sont mises en beauté par des géraniums fleuris. Il fait bon déambuler dans ces petites ruelles, pour peu que le visiteur évite les journées d'été où la ville étouffe littéralement sous les touristes.

Kaysersberg et la Weiss, depuis le pont fortifié
La ville est traversée par la Weiss et dominée par une petite montagne sur laquelle le visiteur peut voir les ruines d'un ancien château.

Albert Schweitzer y est né. Un musée lui est d'ailleurs dédié dans sa maison natale.

Enseigne


18 juillet 2016

Dites aux loups que je suis chez moi [Carol Rifka Brunt]

L'auteur : Née en 1970 aux États-Unis, Carol Rifka Brunt est une américaine vivant dans le Dartmoor en Grande-Bretagne.

L'histoire : 1987, une banlieue new-yorkaise. Écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents absents, June rêve d'art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Quand il meurt du sida, l'adolescente inconsolable se lie d'amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme "l'ami" de Finn. Confrontée au deuil, à la réalité d'une maladie encore honteuse et au malaise de sa famille, June bascule dans le monde des adultes et son hypocrisie.

Mon avis : Oulala, qu'il est compliqué de rédiger un billet sur cette lecture. Pas tellement parce que je n'ai pas aimé, bien au contraire d'ailleurs, mais parce qu'au final, il ne se passe pas grand chose dans ce roman. C'est l'ambiance qui emporte le lecteur, qui le chamboule par la richesse des sentiments décrits.

June est une jeune adolescente qui vit tranquillement dans la banlieue de New York jusqu'à la mort de son oncle Finn. Pourquoi tout le monde semble-t-il si pressé de l'oublier alors qu'elle même ressent fortement la perte de cet être si cher à son cœur ? Finn était homosexuel et il est mort du sida. Dans les années 1980, on connait encore peu de choses sur cette maladie. Les gens, pétris d'ignorance et de honte, en deviennent méchants.

Au milieu des émotions qui la chamboulent, June analyse finement ce qui arrive. Elle grandit et découvre le monde des adultes, une société pleine d'hypocrisie qui guide les êtres qui la composent. Ses relations avec sa sœur et ses parents sont difficiles : Greta est égocentrique et leurs parents bien trop pris par leur travail. On cherche absolument à mettre une étiquette sur l'amour qu'elle portait à Finn, elle qui ne découvre que maintenant qu'il y a plusieurs sortes d'amour. June est pourtant la seule à refuser de se laisser enfermer dans les préjugés et à oser voir au-delà des apparences. Tenue par une promesse faite à son oncle, motivée par l'idée de retrouver une petite partie de lui en construisant une relation avec son compagnon Toby, elle va construire la future adulte qu'elle sera en tissant des liens avec cet inconnu.

Avec une plume sensible, toute pleine d'une violence contenue, Carol Rifka Brunt met à jour et à nu les sentiments de June magnifiquement. J'ai été emportée totalement par ma lecture. Un coup de cœur.

"Si l'on considère qu'une anecdote peut être comme un genre de ciment, celui qu'on met entre les briques, celui qui ressemble à un glaçage de gâteau pas encore durci, alors je me disais que je pourrais utiliser toutes les histoires de Toby pour maintenir Finn en place, pour le garder avec moi un peu plus longtemps." (p°114)

Dites aux loups que je suis chez moi, de Carol Rifka Brunt
Traduit par Marie-Axelle de La Rochefoucauld
Éditions 10-18
Juin 2016

15 juillet 2016

Ma révérence [Lupano & Rodguen]

Les auteurs : Je ne présente plus Wilfrid Lupano, le scénariste, qui est un classique sur ce blog. Par contre, quelques mots sur le dessinateur Rodguen qui l'accompagne pour cet album, Ma révérence. Né en mai 1969 en Picardie, il a travaillé dans l'animation notamment pour les studios Universal ou encore Dreamworks tout en continuant la bande dessinée. Ma révérence a obtenu le prix du Polar SNCF au Festival d'Angoulême 2014.

L'histoire : Depuis maintenant un mois, je bois mon café tous les matins à la brasserie des Sports, à côté de Bernard. Il est convoyeur de fonds...

Bernard, c'est mon ticket pour les tropiques. Un beau jour, j'ai pris la décision ferme et définitive de m'emparer de tout l'argent que contient son camion et de tirer ma révérence... et ce jour-là, ma vie a changé.

Mon avis : Vu les déceptions provoquées par mes dernières lectures de Lupano, je craignais un peu de commencer cette Révérence. Esprit de contradiction ? J'ai au contraire bien aimé cet album.

Certaines répliques font vraiment mouches et m'ont bien fait ricaner. L'histoire pourrait être violente - un braquage - mais le côté décalé du personnage de Vincent, le narrateur, un parfait loser qui va de tuile en tuile alors qu'il pense anticiper correctement, apporte un peu de légèreté. Et surtout, surtout, Gaby ! J'ai adoré Gaby. Il est terrible ! Il n'a aucune envie de faire semblant, de s'intégrer, et du  coup ça donne des dialogues savoureux ! Nos deux bras cassés forment un duo de choc comme il est rare d'en voir, et bigrement attachant les bougres.

Ma révérence, planche (clic pour voir en plus grand)
L'intrigue s'avère complexe et habilement construite. Complexe, parce qu'il ne faut pas se perdre au début dans les circonvolutions du narrateur, qui ne prend pas le fil de l'histoire tout de suite dans l'ordre. Mais tout se remet vite en place, pas de crainte. On se doute bien sûr que tout n'ira pas comme sur des roulettes dès le début... mais impossible d'imaginer ce qui va se passer réellement. À la fois polar, critique de la société et drame intimiste, cet album vise large tout en restant vraiment pertinent.

Le dessin de Rodguen fait merveille ici. Un trait précis qui montre toute la complexité des personnage et sait les rendre expressifs au possible, sans être pour autant dénué d'une forme de tendresse. Il sait également insuffler le dynamisme qui correspond au scénario proposé par Lupano.

Ma révérence, de Lupano et Rodguen
Dargaud
Septembre 2013

13 juillet 2016

Le monde de Dory, de Andrew Stanton et Angus MacLane

Film d'animation américain de Andrew Stanton et Angus MacLane, sorti le 22 juin 2016.

L'histoire : Dory, le poisson chirurgien bleu amnésique, retrouve ses amis Nemo et Marin. Tous trois se lancent à la recherche du passé de Dory. Pourra-t-elle retrouver ses souvenirs ? Qui sont ses parents ? Et où a-t-elle bien pu apprendre à parler la langue des baleines ?

Mon avis : J'avais envie d'aller voir au cinéma un film sympathique, sans prise de tête, drôle, léger... bref, tout ce que pouvait promettre un Disney. J'ai donc profiter de contremarques pour aller voir Le monde de Dory.

À l'époque, j'avais adoré Le monde de Némo. C'est avec quelques craintes que cette suite ne soit pas à la hauteur que je suis entrée dans la salle de cinéma. En entraînant Dory à la recherche de ses parents, le film aurait pu suivre de trop prêt la trame du film originel. De plus, c'était joué avec un personnage secondaire qui avait déjà donné beaucoup de lui-même en suivant les nageoires de Marin. L'écueil est évité déjà en situant l'action dans un aquarium et en donnant la part belle à d'autres personnages secondaires. Certains ne sont pas très réussis, comme le béluga, et d'autres sont par contre une vraie réussite, comme Gérard ou encore Becky, l'oiseau qui aide Nemo et Marin à rejoindre Dory au Marine Life Institute.

Pas de temps mort, l'histoire est bien rythmée. C'est certes assez convenu et pas vraiment surprenant, mais ne boudons pas notre plaisir, c'est sympathique et agréable à regarder, tout en passant gentiment le message de l'acceptation de la différence. Quelques trouvailles font mouche et le spectateur en ressort content. Un poil moins émouvant que son prédécesseur, Le monde de Dory reste un joli film qui se laisse bien voir. Avec une mention spéciale pour Gérard l'éléphant de mer qui m'aura déclenché un beau fou rire.