25 mai 2013
Une femme simple et honnête [Robert Goolrick]
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Libellés : littérature américaine
23 mai 2013
Stoker, de Park Chan-wook
Ajouter un soupçon de fantastique ne suffit pas à en faire un bon film. India ne supporte pas qu'on la touche. Pourquoi ? On ne saura pas. India entend et ressent tout. Cette situation donne d'ailleurs lieu à de jolis plans, notamment celle des cheveux de Nicole Kidman se transformant en champ d'herbes jouant dans le vent. Jusqu'à l'arrivée de son oncle qu'elle ne connaissait pas et pour lequel elle éprouve à la fois méfiance et fascination. Qui est-il ? On ne cesse de nous dire que tous le deux sont semblables. Reste à découvrir à quel point. L'oncle Charlie va lui montrer le chemin de ce qu'elle peut devenir, être son pygmalion. Il semble lui aussi être en effet un être très sensible. Une dose d'érotisme glauque par-dessus tout ça n'arrange pas la chose. La voix off d'India aura beau nous expliquer que nous ne sommes pas responsables de ce que nous sommes, cela ne justifie en rien certains actes. D'autant que malgré cette voix off justement, si souvent utilisé dans les films pour générer un sentiment de proximité avec le personnage, il est impossible de ressentir de l'attachement pour elle.
D'autres éléments sont également gênants. Citons les suivants. Le film met longtemps à démarrer. Nicole Kidman n'est pas du tout convaincante et je comprends désormais les reproches qui sont faits à son in-expression pour cause de recours à la chirurgie esthétique. Et puis certaines idées particulièrement sexistes : le passage de l'enfance à l'âge adulte en chaussant pour la première fois une paire d'escarpins à talons hauts, non mais voilà l'image de la femme !
A contrario, certaines idées de mise en scène sont plutôt bonnes, notamment le découpage de la maison : les étages sont le monde de l'apparence et de l'illusion alors que la cave est celui de la vérité malsaine et glaciale. Ou encore l'araignée qui apparait régulièrement, gravitant autour d'India comme le piège qui tisse sa toile. Mais malheureusement cela ne suffit pas à pallier les lacunes flagrantes du scénario.
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Libellés : cinéma
21 mai 2013
Plus rien entre nous, Laurens [Fabrice Colin]
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Libellés : littérature française
19 mai 2013
Les âmes vagabondes, de Andrew Niccol
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Libellés : cinéma
17 mai 2013
Celui qu'on ne voit pas [Mari Jungstedt]
Un peu plus d'un an après ma lecture des Ombres silencieuses, je termine ma remontée dans la série de Mari Jungstedt pour lire cette fois la première enquête de l'inspecteur Knutas.C'est bien écrit et efficace mais pas très original ou surprenant. Il n'en reste pas moins un gentil polar dans lequel j'ai apprécié de me laisser porter. D'autant qu'il me rappelait mon court séjour à Stockholm et l'ambiance doucement estivale qui flottait. Car l'auteur laisse une petite part aux descriptions de paysage et surtout d'ambiance : la mer, la douceur de vivre dans un petit vent frais ou dans la chaleur écrasante de l'été. Quant à l'intrigue elle-même, on fait des suppositions, on cherche, on pense trouver, mais il faudra attendre les dernières pages pour trouver, avec un tout petit peu d'avance sur les enquêteurs.
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Libellés : littérature suédoise, policier
15 mai 2013
Le petit livre bleu [Antoine Buéno]
Comme le laisse voir l'auteur dans les dernières pages de son livre, celui-ci a provoqué des réactions assez extrêmes. Quoi, les schtroumpfs seraient des figures du nazisme ou du stalinisme ? Loin de porter ce propos volontaire à l'oeuvre de Peyo, Antoine Buéno montre qu'ici il est possible d'y lire des traits caractéristiques de ces idéologies. Un exemple qui est le plus marquant pour moi, car même étant petite j'avais tiqué : la schtroumpfette est diabolisée lorsqu'elle est brune et acceptée dans la communauté lorsqu'elle est blonde. Oui, je suis brune, c'est peut être pour ça ! Apologie des traits aryens ? Cela sera discuté dans cet essai.
Du reste, on pourra argumenter le parti pris de l'auteur. Mais l'exercice se tient. Il ne tient qu'au lecteur de savoir le prendre au second degré car après tout on peut faire dire tout et son contraire, l'auteur n'étant plus là pour exprimer lui-même les choix de représentation qu'il a fait : pourquoi sont-ils bleus ? pourquoi sont-ils petits ? pourquoi sont-ils cent et pas un de plus ? pourquoi n'y a-t-il qu'une seule femelle ? Tout le long de la lecture, il ne faudra pas oublier qu'il s'agit avant tout d'une œuvre destinée à des enfants et qu'à l'époque, l'imagerie et les codes de lecture qui leur sont proposés sont forcément simplistes.
L'auteur s'amuse à définir la nature même du schtroumpf dans une première partie. De sa taille à sa nature biologique, en passant par sa sexualité et son habitat, tout y passe. Nous croiserons bien sûr Gargamel et son affreux chat, la salsepareille, et parfois Johan et Pirlouit. Puis, dans une deuxième partie, il va nous démontrer comment cette communauté de petits êtres bleus s'inscrit dans une conception dictatoriale.
L'auteur n'exposera ici que les arguments qui iront bien dans le sens de sa thèse. Certaines fois, cela semble évident (comme je l'ai déjà fait remarqué pour l'esthétique de la schtroumpfette), d'autres sont pourquoi pas acceptables, d'autres enfin sont vraiment tirés par les cheveux, comme l'histoire du schtroumpf qui serait une version européenne de la souris Mickey, qui pourrait s'entendre comme une caricature visant à décrédibiliser le capitalisme américain. Là, j'avoue, je n'ai pas du tout été convaincue. Le Grand Schtroumpf serait Staline, le Schtroumpf à lunettes serait lui rapproché de Trotsky. Ça c'est pour le côté communiste. Côté nazi, on retrouve la caractéristique raciste avec le tout premier tome et les schtroumpfs noirs, forcément mauvais. Et puis, forcément, le parallèle entre le language schtroumpf et le novlang du monde d'Orwell, la comparaison est facile.
Si certaines fois on peut se demander ce qu'a fumé l'auteur, il n'en reste pas moins un exercice intéressant et qui nous ouvre les yeux sur la façon d'interpréter des univers. A prendre avec humour, que l'auteur n'hésite pas à annoncer clairement d'ailleurs. Et puis il n'est jamais mauvais de se voir rappeler que l'esprit critique peut s'exercer sur n'importe quel sujet.
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Libellés : littérature française
13 mai 2013
Cathédrale Notre-Dame de Paris
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| Cathédrale Notre-Dame de Paris |
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11 mai 2013
Iron man 3, de Shane Black
Le film se prend trop au sérieux. Il y a moins d'humour, ça manque d'insolence. Le héros d'habitude si grande gueule nous prône là les joies d'une vie de famille classique à laquelle il aspire. Comment adhérer alors que c'est bien son côté grande gueule gaffeur et excentrique qui nous plaisait tant dans les deux premiers épisodes ? D'autant que, Gwyneth Paltrow, a qui le scénario a voulu donner de l'ampleur, est vraiment fade et pas crédible du tout en mode super-héros, que ce soit lorsqu'elle revêt elle-même l'armure ou quant elle se trouve sa propre particularité (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler).
Côté scénario, les réalisateurs ont souhaité essayer de faire un peu plus complexe que la simplicité limite extrême du deuxième volet, mais ils se sont complètement loupés. Ce n'est pas en positionnant un homme de paille et en attendant la fin du film pour nous montrer le lien entre tous les personnages que cela suffit. Le rôle de la botaniste comme l'appel Tony Stark est un exemple flagrant : elle ne sert absolument à rien ! Quant à l'antagonisme entre Le Mandarin et Stark, elle n'est que du vent et absolument pas crédible 30 secondes. Les références assez nombreuses à l'autre film de Marvel, Avengers, m'ont particulièrement gênée, et alourdissent la narration, perturbent le spectateur qui n'a pas vu ce film. Enfin, il ne suffit pas d'une véritable pluie d'armures à la toute fin pour épater la galerie. Ok, elles sont très jolies ces armures, et alors ?
Une déception donc, mais qui était à prévoir. Comme d'habitude, argent prime sur qualité. Hollywood va épuiser le filon jusqu'à ce qu'il casse complètement et faire un gros bide en perdant de l'argent. A ce moment là, les bonnes questions seront peut être posées. Pourtant, ce n'est pas très compliqué : le spectateur demande une véritable histoire avec des personnages bien croqués !
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Libellés : cinéma







