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17 novembre 2017

Au revoir là-haut, d'Albert Dupontel

Film français d'Albert Dupontel, sorti le 25 octobre 2017, avec Albert Dupontel et Laurent Lafitte.

L'histoire : Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.. 

Mon avis : J'avais adoré le roman de Pierre Lemaître. Alors forcément, son adaptation au cinéma ne pouvait que m'attirer. Avec une pointe de réticence tout de même : la réalisation et la présence d'Albert Dupontel, dont je suis loin d'être fan (j'ai par exemple détesté Enfermé dehors).

Les premières images ont renforcé mes inquiétudes : d'emblée, le ton est comique et les images colorées, bien loin de l'ambiance que j'avais construite dans ma tête. Et pourtant, au fil des minutes, je me suis laissée prendre à cette adaptation. Car s'en est une dans le bon sens du terme : Dupontel propose là sa vision de l'histoire de Pierre Lemaître, une vision donc différente de la mienne mais qui révèle petit à petit son charme, sa cohérence et reste globalement fidèle à l'esprit de l'original.

Certes, on retrouve les tiques de mise en scène de Dupontel : jeu d'opposition des caméras, abus de travelling, surenchère du comique... Il exagère parfois trop à mon goût son personnage, alors que Nahuel Perez Biscayart l'habite totalement par son simple regard. Laurent Lafitte, qui a une furieuse tendance à m'horripiler, fait du coup un parfait salaud de Pradelle qu'on aime détester.

C'est un beau mélange de comédie, de tragédie, d'émotions et d'aventures, tout en montrant un pan de l'Histoire d'après-guerre peu connu : celui des arnaqueurs aux monuments aux morts. Cependant cet aspect m'a semblé moins exploité que dans le roman. Le film s'attarde davantage et plus classiquement sur le difficile retour à la vie civile et les antagonismes entre les différents personnages. Le film appuie par petites touches sur les défauts d'un patriotisme à outrance alors que les Grands de la République envoient leurs enfants devenir de la chair à canon. Et lorsque cette chair à canon ose revenir de ce voyage en enfer, elle n'est pas forcément bien accueillie. Mais tout cela est traité de façon assez anecdotique en fait, sans noircir le récit et pour faire un film plus léger que le roman.

Une belle adaptation donc, typiquement française mais avec un vrai souffle épique comme on en voit trop peu souvent. Avec une mention particulière pour les costumes et les masques, somptueux et qui pourtant n'étouffent pas la narration. Ils l'habitent tout simplement. Cependant, il manque selon moi la véritable émotion que Lemaître avait su insuffler, une émotion plus sombre et plus poignante qu'un simple vaudeville.

15 novembre 2017

Shangri-La [Mathieu Bablet]

Mister avait apprécié, il y a plus de six ans maintenant, La belle mort de Mathieu Bablet. Alors l'auteur ne nous était pas inconnu lorsqu'il a fait partie de la sélection officielle d'Angoulême en 2017 pour Shangri-La.

L'histoire : L'espace infini.
L'Homme et Tianzhu Enterprises.

Tianzhu TV, TZ-Phones, Tianzhu-Tab, Tianzhu Fitness, Tianzhu Burgers, Tianzhu Immobilier, Tianzhu Bank...

Le monde est parfait car Tianzhu Enterprises veille à votre bonheur.

Mon avis : Je pense être largement passée à côté de cette BD encensée pourtant partout. Elle a pourtant d'indéniables qualités, la plupart tenant aux thèmes abordés. Car comme nombre d’œuvres de science-fiction, elle dénonce les travers de notre société : consommation à outrance, dérives scientifiques, racisme...

Shangri-La propose une vision glaçante de notre futur si nous ne décidons pas de changer de comportement. Cela fait terriblement écho à notre situation actuelle. Comme nous qui venons de voter par l’intermédiaire de nos élus la banalisation de l’état d’urgence, les protagonistes de Shangri-La adhèrent à la suppression de leurs droits les plus fondamentaux, si tant est qu’on leur garantisse en échange de ne plus avoir à se préoccuper de rien. Une scène aussi est particulièrement atroce, celle de l’utilisation d’humanoïdes « ratés » pour fabriquer les produits industrialisés vendus comme absolument nécessaires. À défaut d’être intégrés dans la société, il ne faudrait pas gâcher la main d’œuvre qu’ils peuvent représenter ! Je n’en dirais pas plus mais clairement, quelques planches peuvent donner la nausée. L'homme semble se perdre lui-même dans une volonté implacable de contrôler tout, au point d’en devenir Dieu. Tout ça est parfaitement rendu et fait froid dans le dos.

Visuellement, par contre, je n'ai pas adhéré. J'ai trouvé que c'était déséquilibré. Entre le rendu des bâtiments et des décors en général, simplement impressionnants, et la mocheté des visages humains, je ne sais pas s’il faut crier au génie ou à la duperie.

Page 134 - Shangri-La, de Mathieu Bablet
Et puis, au-delà des thèmes génériques abordés, je n’ai pas compris grand-chose à l’histoire elle-même. Je suis passée au travers du lien entre les premières planches et la suite, de l'explication de la recherche scientifique elle-même…

Bref de très belles idées mais une exploitation globale qui m'a laissée de marbre.

Shangri-La, de Mathieu Bablet
Éditions Ankama
Mars 2017

13 novembre 2017

Rester groupés [Sophie Hénaff]

Après Poulets grillés, Sophie Hénaff nous offre ici la suite des aventures de sa brigade de bras cassés.

L'histoire : Ça bouge au 36 quai des Orfèvres. De nouvelles recrues rejoignent les rangs de la brigade maudite de la commissaire Anne Capestan, dont Saint-Lô, sorti de l'hôpital psychiatrique dans la peau de d'Artagnan, et Ratafia, rat policier.

Sale affaire pour l'équipe de bras cassés : trois assassinats éparpillés sur le territoire. Un point commun : le tueur a prévenu ses victimes. Cerise sur le gâteau : l'ex-beau-frère de Capestan est l'une d'elles.

Mon avis : C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé les personnages saugrenus proposés par Sophie Hénaff. Ils sont toujours aussi barges, pour le plus grand plaisir du lecteur. Et deux petits nouveaux apparaissent : un lieutenant qui ne tourne pas rond dans sa tête et se prend pour d’Artagnan et un rat dressé pour détecter la drogue. Autant vous dire qu'ils seront à l'origine de conversations assez marrantes.

L’avantage, c’est que le lecteur connait déjà les personnages qui composent cette brigade. Du coup, l’auteur, tout en gardant son humour et en plaçant des situations cocasses (mention spéciale à la réalisation du portrait robot du suspect à partir du jeu en ligne WoW), se concentre plus sur l’intrigue, mieux ficelée que sur le premier opus. Au passage, on en apprend plus sur le passé de la commissaire Capestan : son mariage, sa belle-famille,…

Bref, j'ai beaucoup aimé et j'espère un troisième opus tout aussi bon !

"Non, mais il ne va pas nous coller tous les débiles d'Île-de-France, le père Buron, quand même ? Parce que nous, OK, on est au placard, mais y a  du niveau. Moi je suis quand même auteure, bordel ! Capestan, c'était The Winneuse, toi, un cador du Raid, Orsini, il est chiant mais c'est un érudit, Évrard, elle a un petit problème de jeu mais grosso modo elle est normale. Limite trop, remarque. Même Merlot, c'est un emmerdeur et un alcoolo, mais il connaît son boulot. Dax et Lewitz, les lapins crétins, je dis pas. Et encore, ils peuvent surprendre. Mais là, le type, il se croit né en 1593 ! Il est bon pour l'Entonnoir d'Or !" (p°81)


Rester groupés, de Sophie Hénaff
Livre de poche 
Mars 2017

10 novembre 2017

Islande #1 : La péninsule de Snaefellsnes

Et c'est parti pour quelques billets vous racontant notre voyage en Islande. Histoire peut-être de vous donner envie de découvrir à votre tour cette belle île aux paysages magnifiques.

On commence donc avec la péninsule de Snaefellsnes, c'est-à-dire la péninsule où se trouve le volcan Snaefellsnes dans lequel Jules Verne fait descendre le héros de son roman Voyage au centre de la Terre. Culminant à 1446m, il est recouvert par une calotte glaciaire, le Snafellsjökull. On y trouve des fjords, des pics volcaniques, des coulées de lave, le tout formant un paysage incroyable et déjà dépaysant au possible.

Sur la route de Snaefellsnes

Cratère de Eldborg

Premiers moutons, nous en verrons bien d'autres !

Tours de basalte de Gerduberg

Tours de basalte de Gerduberg, qui jaillissent de la plaine lorsqu'on suit la route 54

Ytri Tunga Beach, à la recherche des phoques

Église de Bodir, autrement dit Budakirkja

Vue plongeante sur la côte Sud de la péninsule

Première route non goudronnée

Clou du séjour sur la péninsule, Kirkjfell, ou la montagne-église
Snaefellsjökull

Plage de sable doré de Skardsvik, qui tranche avec les falaises de lave charbonneuses

Cratère rouge de Saxhöll, et ses scories

Vue depuis le cratère de Saxhöll

Plage de Djupalon, avec l'épave de l'Épine-Grimsby, chalutier échoué le soir du 13 mars 1948

Formation rocheuse sur la plage de Djupalon

Maison de trolls

Colonnes de pierre de Londrangar, des formations de lave transformées en église par les troll

Premiers chevaux islandais
 Prochain rendez-vous : le Nord de l'île.

08 novembre 2017

L'épinard de Yukiko [Frédéric Boilet]

L'auteur : Frédéric Boilet est un essayiste, photographe et auteur français de bande dessinée né en janvier 1960. Il a vécu et travaillé longtemps au Japon.

L'histoire : Ce livre raconte l'histoire d'un jeune homme qui tombe amoureux d'une jeune fille. Cela se passe au Japon et leur rencontre, d'abord professionnelle, devient plus intime.

Mais l'Amour est rarement aussi simple: Yukiko (la jeune fille) est aussi éprise de quelqu'un d'autre. Elle ne sait plus trop qui voir et qui choisir car le narrateur européen ne manque pas de charme non plus.

Mon avis : L'épinard de Yukiko est un des albums dont j'ai noté le titre après avoir lu Les ignorants d'Étienne Davodeau. Noté sans en connaître rien, sans savoir ce que j'allais lire. Bon, clairement ce n'est pas ma tasse de thé, mais le travail graphique et le point de vue adopté par l'auteur sont intéressants.

En effet, Frédéric Boilet n'apparaît quasiment jamais, il se contente d'être le vecteur par lequel le regard s'oriente, le cadrage changeant en fonction de là où il choisit de poser les yeux. L'angle de vue est subjectif et l'auteur croque alors ce qu'il voit : une Yukiko rencontrée lors d'un vernissage et dont il dessine les moindres faits et gestes, nue parfois. La jeune femme est au centre de tout. Elle et lui vont s'accorder quelques instants à eux, ceux d'une japonaise qui semble tomber petit à petit sous le charme de ce français qui a du mal à prononcer les h, ce qui est d'ailleurs à l'origine du titre étrange de cet album. Les deux personnages vivent donc une sorte de parenthèse dans leur vie ce qui, avec le parti pris graphique, donne une impression d'apesanteur au récit.

J'avoue ne pas avoir gouté l'histoire. Cette rencontre avec Yukiko, remplacée par une autre quasi-identique, rencontrée elle dans un train, comme si chaque femme était interchangeable, juste un prétexte pour l'art de l'auteur. Par contre, j'ai été impressionnée par les dessins, à se demander parfois s'il ne s'agirait pas de photographies noir et blanc ensuite crayonnées. Une force s'en dégage qui étonne et qui m'a poussée à scruter les détails.

L'épinard de Yukiko, de Frédéric Boilet - page 21

L'épinard de Yukiko, de Frédéric Boilet
Éditions Ego comme X
Août 2001

06 novembre 2017

Dans la forêt [Jean Hegland]

L'auteur : Née en 1956 à Pullman aux États-Unis, Jean Hegland a fait pas mal de petits boulots avant de se lancer dans l'enseignement et dans l'écriture. Dans la forêt était son premier roman, paru en 1996 mais pas encore traduit en France.

L'histoire : Rien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.

Mon avis : Je l’avais pas mal vu circuler sur les blogs, mais l’étiquette Nature writing m’avait rebutée. Il aura fallu qu’on me le conseille chaudement de vive voix pour que je tente cette lecture. Et j’ai attendu pas mal de temps avant d’écrire ce billet car, à la lecture, je n’ai pu m’empêcher de penser à deux autres romans de post-apo, l’un bien plus ancien de 20 ans Arslan de M.J Engh, et l’autre plus récent mais qui m’avait fait une énorme impression La route de Cormac McCarthy. Et si Dans la forêt est indubitablement un excellent roman que je vous conseille, il n’a pas eu chez moi l’impact de ce dernier, qui m’avait totalement chamboulée.

On entre dans l’histoire par le biais du journal de Nell, la plus jeune des sœurs et c’est ainsi que nous allons suivre leur quotidien basculer petit à petit, leur monde changer du tout au tout. Comme elle, sa sœur Eva et leur père qui se rendent comptent que leur univers n’est plus fait de certitudes. Car si elles ont grandi dans cette maison en pleine forêt, si elles ont été habituées à vivre presque seules, la disparition de la civilisation telle que nous pouvons la connaître finit forcément par les impacter. Pour tenir le coup, chacune se raccroche à sa passion : la danse pour Eva, les études pour Nell.

L’auteur évite habillement tous les pièges : elle ne s’attarde pas à expliquer pourquoi la civilisation est tombée (elle aurait même pu ne pas l’évoquer du tout d’ailleurs), elle ne tend pas vers le gore. Son style est limpide pour tout ce qui est des descriptions de la nature et des sentiments de Nell, flirtant parfois avec le poétique. Le choix de la narration à la première personne permet de retranscrire tous les doutes et les émotions qui affleurent chez la narratrice, la tentation de l’égoïsme le plus total et le choix de la solidarité et du partage.

Dans ce cocon rassurant que ne peut qu'être une maison dans laquelle les sœurs ont toujours grandi, l’angoisse monte pourtant inexorablement, faite de petites choses dont elles apprennent progressivement à se passer, ces manques qui rythment leur quotidien jusqu’à ce qu’on ne voit plus qu'eux. À moins de trouver un refuge physique et spirituel dans cette forêt si proche. Mais comment vivre dans cette nature qu’elles n’ont en fait jamais apprivoisée ? Être à l’écoute l’une de l’autre sera le point de départ d’un retour à la nature primitive, dangereuse mais salvatrice. En apprendre sur soi, sur la nature humaine, mais aussi sur celle qui nous entoure. Peut-être la vie en devient-elle aussi plus savoureuse d’être durement méritée. En tout cas la lumière surgit ici dans la plus sombre des situations.

"Depuis quelques jours, je rêve de hot-dogs. Des hot-dogs - une saucisse fade sur un petit pain blanc, un ruban de moutarde jaune gribouillée dessus. Quand on mord dedans, il y a l'élasticité moelleuse du pain, le léger piquant de la moutarde, la toute petite résistance quand les dents percent la peau de la saucisse et s'enfoncent dans la viande lisse, et enfin le délicieux fondant du pain, de la moutarde et du porc." (p°72)

Dans la forêt, de Jean Hegland
Traduit par Josette Chicheportiche
Éditions Gallmeister
Janvier 2017

03 novembre 2017

Fleurs #48

Fleurs offertes le 03/09/2017

01 novembre 2017

Les Folies Bergère [Zidrou & Porcel]

Encore une collaboration Zidrou et Porcel après celle de Bouffon.

L'histoire : La guerre 14-18. Les tranchées. Des soldats sont confrontés à la souffrance et à la mort. Considérés comme de la chair à canon par leurs chefs, ils tentent de survivre.

La guerre 14-18. Pour défier la mort, les soldats appellent leur compagnie "Les Folies Bergère" et se donnent à chacun un surnom. Dans les tranchées, ils se serrent les coudes. Plaisantent. Dessinent. Gardent espoir. Et se battent. Meurent dans d'atroces souffrances. Se suicident ou perdent la raison. L'un d'eux est condamné au peloton d'exécution et... en réchappe. C'est un miracle. Jusqu'à ce qu'on lui amène sa fillette égarée sur les terres de personne

Mon avis : Qu’il est compliqué d’écrire un billet quand, pour des raisons personnelles qui vous parasitent, vous n’avez pas su pleinement profiter de cette lecture ! En même temps, il s'agit là d'un bel ouvrage qui, malgré mon manque d’implication, se révêle touchant par bien des aspects.

Avec Folies Bergère, le lecteur plonge dans la folie des tranchées. Rien de novateur dans l’histoire certes mais l’émotion est là, forte, prenante. Celle d’un récit d’horreur, de peur suant de tous ces hommes, de morts effroyables, d’odeurs pestilentielles. Comment survivre ? La 17e compagnie d’infanterie s’est rebaptisée Les Folies Bergère. On y trouve des hommes qui trouvent refuge dans la folie qui se matérialise très différemment d’un personnage à l’autre : les jeux de mots, le rêve d’une nourriture gastronomique, les rêves de bras doux d’une femme qui attend le soldat. Parfois on hésite entre folie hallucinatoire et croyance en des phénomènes irrationnels, comme celle de ce soldat qui refuse de mourir après être passé par le peloton d’exécution. L’amour et l’amitié qui unissent ces hommes sont forts, au point de donner des raisons de s’accrocher au plus profond de l’horreur. Comme une lumière colorée au bout du tunnel noir.

On embrasse la folie totalement dans ce récit. Les personnages sont attachants et tragiques, sans pour autant être larmoyants. Ils vivent des heures plus que sombres, se noient dans la peur. La guerre est absurde. Pendant que nombre d’hommes s’écharpent sur le front, en arrière, Monet peint ses nénuphars et fait face à un jeune blanc-bec qui ose critiquer ses œuvres.

À nouveau les deux compères Zidrou et Porcel se complètent parfaitement, dessin et scénario, pour rendre l’horreur absolue de cet épisode tragique de l’Histoire. Les dessins en noir et blanc sont parsemés de touches de couleur qui soulignent l’horreur et l’inhumanité de la guerre.


Les Folies Bergère, de Zidrou et Porcel

Les Folies Bergère, de Zidrou et Porcel
Éditions Dargaud
Septembre 2012